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Une nuit à New York, de Peter Sollett

Nick and Norah's Infinite Playlist

Nick and Norah’s Infinite Playlist… Le titre original est sans conteste plus percutant que ce fade Une nuit à New York qu’on dirait imaginé pour un film de Michel Deville. J’en avais raté la sortie, je l’ai regardé à la télé d’abord d’un oeil distrait (encore un teen movie insipide…) avant de sombrer corps et âme dans ce bijou indépendant.

Une vraie histoire d’amour, avec tous les clichés du genre : un jeune homme vient de se faire larguer mais il aime encore son ex ; il rencontre par hasard à un concert une jeune femme. L’antipathie semble réciproque mais ils vont avoir la nuit pour apprendre à se connaître, tomber amoureux, en finir avec leur vie d’avant. Et toute la vie pour s’aimer ? Pas de quoi crier au génie. Et pourtant : l’unité de temps (une nuit) et de lieu (les rues de New York) forment le cadre d’une vraie aventure urbaine qui consiste à trouver le groupe à la mode qui cache l’endroit où il se produit (Manhattan ? Brooklyn ?) ; retrouver la copine bourrée qui n’a plus ni téléphone ni argent et risquerait de se faire agresser (dans les toilettes d’une station de bus) ; s’amuser surtout, parce que le reste, après tout, n’est pas si important, et qu’il ne faut jamais perdre de vue ses rêves, au risque de ne pas pouvoir les réaliser.

Autour de Nick ( Michael Cera) et Norah (Kat Dennings), une bande de copains gay déjantés qui ne tombent jamais dans la caricature, et New York, le personnage principal de cette fable urbaine. Pour qui, comme moi, voue une passion à cette ville – j’y ai mis les pieds une première fois à 18 ans, je m’y suis senti bien, je ne cesse d’y revenir -, ce film est un régal. En toile de fond : des dialogues incisifs, et une bande son, pardon, une playlist à écouter en boucle quand on est fan de rock indépendant anglo-saxon : We Are Scientists, Devendra Banhart, Vampire Weekend, The Dead 60s, Band of Horses ou encore Paul Tiernan. Excusez du peu. Bonus : le morceau qui lie l’ensemble s’intitule « Last Words » de The Real Tuesday Weld, un groupe anglais que j’étais agréablement surpris d’entendre dans ce contexte, en version instrumentale et en version chantée.

Nick and Norah’s Infinite Playlist, aux nombreux instants de grâce, comme en suspension, à l’image de l’affiche, prend aux tripes et plonge dans un sentiment de liberté, qui ferait presque regretter d’avoir vieilli. Liberté jamais très loin d’une profonde mélancolie.

Film américain de Peter Sollett (2008), sur un scénario de Rachel Cohn, David Levithan, Lorene Scafaria avec Michael Cera, Kat Dennings, Aaron Yoo, Rafi Graynor, Alexis Dziena, Jonathan B. Wright, Zacahry Booth… Distribué par Sony Pictures Releasing France.

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