Aller au contenu principal

Une bonne dose de culture #1

Looking HBO

J’ai ouvert ce blog il y a plus de trois ans pour partager des analyses d’affiches de films et de séries que j’aimais et qui me semblaient suffisamment signifiantes pour se prêter au jeu du décryptage sémiologique. Le blog a évolué, les séries se sont faites plus présentes. Mais le manque de temps m’a éloigné petit à petit de cet espace que j’ai aujourd’hui envie de réinvestir. Comment ? En proposant une sorte de chronique culturelle de mes découvertes et coups de coeur.

Une semaine de séries

La saison 1 de deux de mes séries préférées de 2014 se sont terminées cette semaine, et l’attente avant la diffusion de la saison 2 s’annonce d’ores et déjà très longue.

True Detective, série d’anthologie créée par l’écrivain de polars Nic Pizzolatto, a réinventé en huit épisodes le cop-show américain pour nous plonger dans un récit qui se développe à trois époques différentes, nous entraîne dans la traque d’un tueur en série sur les routes de Lousiane, dresse surtout un très beau portrait des deux policiers chargés de l’enquête, Rust Cohle (Matthew McConaughey, qui vient d’obtenir un Oscar pour son rôle dans Dallas Buyers Club) et Marty Hart (Woody Harrelson), tout en tensions, forces et fragilités. La chaîne HBO aurait-elle trouvé en Nic Pizzolatto son nouveau David Simon ? A suivre.

Looking est une série de Michael Lannan produite et réalisée par Andrew Haigh, réalisateur d’un des films qui m’ont le plus marqué ces dernières années, Weekend. Le lien entre Weekend et Looking est d’ailleurs clairement signifié dans l’épisode 5 de la série qui reprend la structure du film, son déroulement et surtout sa magie. La série suit donc trois amis gays dans San Francisco interprétés par Jonathan Groff, Frankie Alvarez et Murray Bartlett, leurs rapports, leurs amours, leurs doutes, leurs erreurs, leur quotidien. Pas grand chose de plus à raconter, sinon qu’elle parvient en quelques épisodes de trente minutes chacun à nous faire aimer et nous sentir proche des personnages avec leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et faiblesses. La réalisation d’Andrew Haigh est toujours aussi physique, sensuelle et au plus près du corps des acteurs. Gros coup de coeur.

Girls saison 3 épisode 11 : les péripéties de ce groupe de copines new-yorkaises mené par Lena Dunham continuent à me faire sourire. J’ai failli décrocher à la fin de la saison 2, assez faible, mais la saison 3 retrouve parfois les instants de grâce de la saison 1.

Mais c’est My Mad Fat Diary qui va retenir toute mon attention encore quelques semaines. Découverte par hasard l’année dernière pour une saison 1 de six épisodes juste parfaits, cette série créée par Tom Bidwell pour la chaîne anglaise E4 s’amuse à passer de la comédie au drame avec juste ce qu’il faut de ton décalé et une humanité incroyable. Les acteurs sont tous d’une grande justesse, à commencer par Sharon Rooney, aussi drôle qu’émouvante.

Dernière découverte : le pilote de Transparent qu’Amazon propose en accès libre sur son site américain et qui a suscité suffisamment d’enthousiasme parmi les internautes pour connaître un prochain développement. Créée par Jill Soloway (qu’on retrouvait déjà aux génériques des deux excellentes séries Six Feet Under et United States of Tara), cette série m’a fait penser à une version moins crue et moins dépressive de l’excellente Tell Me You Love Me de Cynthia Mort (HBO) : des couples, des histoires entremêlées, une famille de Los Angeles… Impatient de voir ce que la série donnera.

Une semaine de cinéma

Un film allemand : Free Fall, de Stephen Lacant, sorte de Brokeback Mountain en milieu policier. Tout repose sur l’alchimie et la tension sexuelle entre les deux personnages interprétés par Hanno Koffler et Max Riemelt.

Une semaine de musique

Plein de belles découvertes, à commencer par Kid Wise, groupe toulousain d’indie pop mené par Augustin Charnet  dont la voix grave et les envolées lyriques font indéniablement penser à Woodkid

et l’univers électro-pop romantique et froid de Hylas, le premier album Thomas Azier.

Sinon,  gros coup de coeur pour l’album de Peter Peter, Une version améliorée de la tristesse, et son  Tergiverse que j’écoute en boucle depuis quelques jours…

ainsi que pour AM, le dernier album des Arctic Monkeys qui font très fort avec l’entêtant One For The road.

Pour finir : le sympathique Fanfarlo et son Close To The Glass qui mérite qu’on fasse encore un bout de chemin avec lui.

A la semaine prochaine

Aucun commentaire pour le moment

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :