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My Mad Fat Diary (E4)

MyMadFatDiary

Deux saisons déjà qu’on suit les tourments de Rachel « Rae » Earl et de sa bande d’amis dans l’Angleterre de la fin des années 1990 : My Mad Fat Diary est une série terriblement attachante.

Reconstruction / saison 1

Fin des années 1990. Rae sort de l’hôpital psychiatrique où elle a passé quelques semaines pour se reconstruire après une tentative de suicide. Elle a 16 ans, est mal dans sa peau, se trouve trop grosse. Elle retrouve son amie d’enfance, Chloe, qui va la présenter à sa bande : Izzy, la bonne copine, Chop, son amoureux bon vivant, Archie, l’intello et Finn, le beau gosse. Passionnée de musique pop rock (mention spéciale à la bande originale), Rae surnommée « Rae Mundo » va rapidement s’imposer comme un des piliers du groupe, tout en continuant en secret à fréquenter ses amis d’internement. Et pour essayer de comprendre ce qu’elle ressent, elle se confie quotidiennement à son journal intime.

Déconstruction / saison 2

On a voulu croire très fort au conte de fées du final de la saison 1, mais le mal-être de Rae risque de tout emporter, amitiés, amours, vie familiale. Le passage au lycée fait en effet exploser les barrières protectrices que Rae avait réussi à se construire. Folle un jour, folle toujours ?

Addiction

My Mad Fat Diary, c’est un mélange parfait de comédie et de drame soutenu par des personnages que les faiblesses et imperfections rendent particulièrement attachants. La série adopte le point de vue de Rae. Sa voix, en off, commente chacun des épisodes en reprenant ce que l’adolescente écrit dans son journal. Des incrustations dessinées viennent compléter cette plongée dans la psyché d’une fille à problèmes qui ne se résout pas à correspondre à l’image qu’elle se fait d’elle-même. Les autres personnages laissent eux aussi, peu à peu, transparaître le mal-être qui les étreint. Comme le dira finalement Finn, ils sont tous fous mais, contrairement à Rae, ils n’ont pas encore la force de l’accepter.

My Mad Fat Diary parle de différence et de tolérance, de la difficulté de se voir déformé dans les yeux de l’autre, de la difficulté de grandir et de se résigner à s’aimer soi-même, préalable indispensable pour pouvoir aimer les autres. La réalisation est à la fois rythmée et sensible, le propos toujours juste. Et il y a ce quelque chose de lumineux qui se dégage de Sharon Rooney qui rend totalement addict de la série, même quand on n’a plus 17 ans depuis un bail et qu’on est sans doute encore un peu atteint par le syndrome de Peter Pan… Un dernier argument ? Une série qui croit qu’une seconde chance est toujours possible ne peut pas être complètement mauvaise.

 

my-mad-fat-diary-season 2

Série britannique créée par Tom Bidwell  adaptée du livre My Mad, Fat Teenage Diary, de Rae Earl, diffusée sur E4 depuis janvier 2013, avec Sharon Rooney, Ciara Baxendale, Dan Cohen, Jodie Comer, Jordan Murphy, Nico Mirallegro

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