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The Walking Dead, saison 4 (AMC)

The Walking Dead - poster-season 4

Point de vue sur la très bonne saison 4 de The Walking Dead qui vient de s’achever. (Spoilers)

Les survivants sont arrivés au Terminus. Un nom d’endroit pareil, ils auraient dû se méfier – on se méfiait pour eux. Cela fait pourtant bien 4 saisons qu’ils trouvent la force et l’énergie de survivre dans un monde envahi par les morts-vivants, rongé par la mort. La série ne parle en apparence que de cela, de ce combat des vivants contre les morts, de la Vie contre la Mort incarnée ici non pas dans une faucheuse newlook, mais bien dans un cadavre qui marche. Le zombie est un état intermédiaire entre la mort et la vie. Une antichambre de l’enfer, pour une humanité malade qui a à ce point déréglé son monde qu’elle ne peut paradoxalement plus continuer à vivre sans pour autant pouvoir disparaître. Tel Sysiphe, l’humain est ainsi condamné à avancer en poussant devant lui le poids de sa culpabilité. Car si les zombies ont la chance de ne pas avoir conscience de ce qu’ils sont/font, les vivants, eux, doivent encore, tant bien que mal, parvenir à se définir par rapport à cette tension morale que forme le couple « bien vs. mal ».

The Walking Dead season 4

La saison 4 raconte donc la même chose que les saisons précédentes. Un groupe de (sur)vivants tente de se protéger des morts-vivants, qui sont partout, voire d’autres groupes de vivants hostiles. Plus généralement, The Walking Dead raconte façon western la (re)conquête de territoires inhospitaliers. Partant du postulat que le premier besoin de l’homme, après l’alimentation, c’est la sécurité, la série (et avant elle les comics) observe donc une meute de survivants qui tente de se couper du monde en s’enfermant dans une ferme (saison 2) puis dans une prison (saisons 3 et 4) pour tenter de (re)construire une nouvelle société. La force de la série est de parvenir à rendre palpable la peur ressentie par les personnages devant l’ampleur de la tâche et le danger immédiat, omniprésent à l’extérieur (les morts-vivants, les humains hostiles) comme à l’intérieur (les animosités, les jalousies, les maladies, soi-même). Le monde d’après la catastrophe est en effet une sorte de Far West réduit à sa plus simple expression:  la loi du plus fort. Il y faut apprendre à tirer le premier. Et celui qui a le plus gros flingue peut au choix aider son groupe à se reconstruire (Rick, le bon cowboy altruiste), ou violemment revendiquer le pouvoir, imposer ses règles et ses lois, régner en tyran sur ses sujets (Le gouverneur, méchant cowboy égoïste).

The Walking Dead - le Gouverneur

 

A partir de là, les humains comme la série ne connaissent plus que les règles qu’ils se créent, et l’inattendu peut survenir à chaque carrefour. Et nous, spectateurs/voyeurs, d’observer horrifiés/fascinés ce que pourrait devenir le monde après la fin de l’humanité.

 

The Walking Dead, de Frank Darabont et Robert Kirkman, série diffusée sur AMC aux Etats-Unis, OCS en France – avec Andrew Lincoln (Rick Grimes), Norman Reedus (Daryl Nixon), Steven Yeun (Glenn), Melissa McBride (Carol Peletier), Lauren Cohan (Maggie Greene), Chandler Riggs (Carl Grimes)…

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