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Vu, lu, entendu

Lu cet article intéressant de Pierre Sérisier (Le Monde des séries, 21 avril 2014) sur la Grande Guerre dans les séries tv, à l’occasion de la diffusion de  The Crimson Field (BBC).

Vu les scènes coupées du film Plan B de Marco Berger, pour comprendre un peu mieux l’évolution de Bruno, l’un des deux personnages principaux, instigateur du fameux « plan B ».

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Lu le #1 de Binge, nouvelle revue entièrement consacrée aux séries télé. Des articles passionnants sur les adaptations en séries d’oeuvres littéraires et cinématographiques, des interviews de Matthew McConaughey sur True Detective et des acteurs de Game of Thrones, les critiques de Looking, House of Cards, The Americans

Lu cette analyse du phénomène True Detective, par Bruno Icher pour Libération (13 mars 2014), qui renvoie à un autre article passionnant de Jacob Mikanowski pour Los Angeles Review of Books dans lequel il analyse les différentes références présentes dans la série de Nic Pizzolatto.

Lu La passion de Tony Soprano, d’Emmanuel Burdeau (éditions Capricci, 2010) qui entame un dialogue tout aussi érudit qu’amoureux avec la série créée par David Chase, qui a révolutionné la télévision.

Lu sur le site hushhush un article sur Au-delà, le dernier film de Clint Eastwood et le placement de produits.

Vu l’adaptation par Benoît Jacquot des Faux-Monnayeurs d’André Gide (France 2 le 5 janvier 2011). Quelques beaux passages, mais un ensemble figé dans un passé propret et des acteurs pas toujours crédibles. Dommage.

Lu sur le site slate.fr cet article sur le retitrage des films américains en français – ou comment traduire un titre anglais en… anglais.

Dévoré le hors-série du magazine Beaux Arts consacré à la BD américaine. Bandes dessinées classiques, comics, romans graphiques : tout y est raconté, analysé, commenté. Et illustré : chacune des six parties qui composent le magazine – « les classiques », « les superhéros », « l’underground », « les érotiques », « les comic strips », « les romans graphiques » –  se termine par une bande dessinée emblématique. A ne pas manquer : la reproduction de Master Race de Bernard Krigstein (1955) commentée vignette après vignette par Art Spiegelman, l’auteur de Maus. Du grand art.

Lu Journal intime d’une prédatrice, de Philippe Vasset, aux éditions Fayard. Après l’exploration des cartes dans l’excellent Un livre blanc, voici le guide parfait pour apprendre comment spéculer sur le réchauffement climatique, et sucer des pingouins jusqu’au bois du bâtonnet…

Lu cette définition intéressante de la sémiologie, dans Le pendule de Foucault d’Umberto Eco : « N’importe quelle donnée devient importante si elle est en connexion avec une autre. La connexion change la perspective. Elle induit à penser que chaque aspect du monde, chaque voix, chaque mot écrit ou dit n’a pas le sens qui apparaît, mais nous parle d’un Secret. Le critère est simple : soupçonner, toujours soupçonner ». (édition Livre de Poche, p384)

Vu Plan B, de Marco Berger : de l’amitié naissante à l’amour fou, il n’y a parfois qu’un pas. Ou comment deux hommes nostalgiques de leurs 12 ans prennent conscience que les jeux des adultes sont bien différents.

Au moment où je m’apprêtais à dire tout le bien que je pense de Mainstream, l’enquête passionnante de Frédéric Martel sur la mondialisation de la culture et la « guerre » entre l’Amérique et les pays émergents (Inde, Brésil, Chine et certains pays du Moyen Orient), on me fait part de la polémique autour de la (mauvaise à tout point de vue) critique du livre par François Cusset pour le Nouvel Obs.

Je vous laisse juge de la réponse de Frédéric Martel – vous n’aurez aucun mal à trouver l’autre texte sur le site du quotidien de Denis Olivennes (qui, s’il faut le rappeler, ambitionne de racheter le Monde…).

Frédéric Martel est également l’auteur de De la culture en Amérique (Gallimard, 2006) et Le rose et le noir (éditions du Seuil, 1996). Il anime l’émission « Masse critique » sur France Culture tous les dimanches, et est le fondateur et le rédacteur en chef du site nonfiction.fr

La naissance d’un journal est toujours un moment excitant. Après Usbek & Rica il y a quelques semaines, c’est Rue89 qui a fait son apparition en kiosque le 16 juin. Soit le paradoxe suivant : à l’heure où les journaux papiers se demandent comment séduire un nouveau lectorat d’internautes, les sites d’informations en ligne partent à la conquête de l’univers vieillissant des lecteurs papier.

Rue89 le mensuel, ça donne quoi ? Un format réduit, une mise en page plutôt attrayante, belles photos, belles couleurs. Le tout est plutôt dynamique. La couverture, en revanche, m’a laissé un peu dubitatif : après Libération nouvelle formule, on reprend les rectangles, on y intègre titre et photo (ou pas), et libre au lecteur de comprendre la hiérarchisation de l’ensemble (bon, d’accord, suffit de comparer la taille des polices, mais je trouve l’ensemble un peu brouillon et pas très joli).

Le contenu, maintenant : rencontre, politique, société, le monde, éco89, etc. L’internaute habitué du site ne sera pas perdu. On passe d’un sujet grave (la marée noire en Louisiane) à une rencontre intéressante avec Elias Sanbar, d’un bilan des années Sarko à un sujet léger (l’amour dans la rue). On retrouve les commentaires choisis des internautes, et des brèves, des chiffres clés, un reportage photo sur les forces danoises de lutte contre les pirates somaliens… Avec en prime une carte du parvis de Beaubourg aussi ludique qu’instructive.

Bref : Rue89 le mensuel est une bonne synthèse du site, qui colle à l’actualité en essayant d’en proposer un angle différent. Il faut voir maintenant si l’initiative peut marcher – Bakchich s’y était brûlé les ailes, mais sa communauté d’internautes n’était peut-être pas aussi étendue que le site d’information créé par d’anciens journaliste de Libération. A suivre.

2 Commentaires Poster un commentaire
  1. bonjour ! je trouve excellente cette idée tout simple de « lu, vu entendu », d’ailleurs si tu n’y vois pas d’inconvénient j’ai immédiatement eu envie de te piquer cette idée pour le Blog de l’image (si j’arrive à créer une rubrique dans cet epsrit). mais si je puis me permettre, je trouve que tu devrais dater chacun de tes posts… à moins que ce ne soit fait exprès ? après tout c’est peut-être un concept : no date, no place, no view !

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    20 novembre 2010
    • le koshu #

      Pas de problème, reprends l’idée si tu veux. Et merci pour le lien !

      J'aime

      20 novembre 2010

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